Camélia Ghimbeu, médaille de bronze du CNRS

Camélia Ghimbeu - médaille de bronze du CNRS

Camélia Ghimbeu, chercheuse à l’Institut de Science des Matériaux de Mulhouse (IS2M) à l’Université de Haute-Alsace, a reçu, au mois de février 2017, la médaille de bronze du CNRS.

Médaille de bronze du CNRS

La médaille de bronze du CNRS récompense les premiers travaux de jeunes chercheurs qui font d’eux des spécialistes dans leurs domaines. Le CNRS les encourage ainsi à poursuivre leurs travaux, déjà bien engagés et féconds. Chaque année, le CNRS remet cette médaille à une quarantaine de jeunes chercheurs. Cette année encore, 40 jeunes chercheurs en sont lauréats, dont 6 dans l’Institut de Chimie, institut auquel appartient Camelia Matei Ghimbeu. La dernière médaille de bronze du CNRS reçu à l’IS2M-UHA datait d’il y a 7 ans déjà.

Le CNRS décerne aussi des médailles d’argent, destinées aux chercheurs en début de carrière, mais déjà reconnus à l’échelle nationale et internationale pour des travaux originaux, importants et de qualité. Des médailles d’or sont aussi décernées, depuis 1954, aux chercheurs dont l’ensemble des travaux ont contribué de manière exceptionnelle au dynamisme et au rayonnement de la recherche française.

Camélia Matei Ghimbeu

Camélia Ghimbeu, aujourd’hui chercheuse à l’IS2M (CNRS-UHA), a commencé sa carrière par un doctorat européen entre l’Université de Metz et l’Université Technologique de Delft (Pays-Bas), qu’elle a obtenu en 2007, sur le thème des oxydes métalliques semi-conducteurs utilisés dans des capteurs pour la détection de gaz polluants. Elle a ensuite rejoint l’Institut de Science des Matériaux de Mulhouse (CNRS–UHA) et effectué deux stages de post-doctorat dans l’équipe Carbone et matériaux hybrides au sein de l’Institut. En 2011, elle a été recrutée au CNRS en tant que chargée de recherche et affectée toujours à la même équipe. Enfin, en 2015, elle a obtenu son diplôme d’Habilitation à Diriger les Recherches (HDR) de l’Université de Haute-Alsace.

Ses projets de recherche lui permettent de travailler au développement de nouveaux matériaux carbonés et hybrides à propriétés contrôlées.

Ses activités visent à mettre au point des procédés de synthèse qui permettent de maîtriser les caractéristiques de ces matériaux pour des applications dans le domaine notamment du stockage de l’énergie (batteries, supercondensateurs) et de l’environnement (dépollution de l’air, de l’eau). La chercheuse élabore des procédés verts, respectant l’environnement et optimisant les caractéristiques des matériaux carbonés et hybrides (carbones qui contiennent des nanoparticules métalliques). Une originalité de ses travaux est le confinement des nanoparticules métalliques dans des matériaux carbonés qui entraîne ainsi la modification de leurs propriétés physico-chimiques. Elle s’intéresse aussi à comprendre les mécanismes de synthèse de ces matériaux et les facteurs responsables de certaines performances/défaillances dans une application donnée. Camélia Ghimbeu tente ainsi de déterminer les corrélations entre les caractéristiques des matériaux et leurs performances. Cela a de nombreux intérêts parmi lesquels citons l’amélioration de la durée de vie d’une batterie ; l'amélioration de la capacité d’adsorption d’un matériau (molécules polluantes, cancérigène, etc.).

Son dynamisme, sa rigueur et la qualité de son travail l'ont conduite à encadrer de nombreux étudiants (master, thèses, post-doctorat…) et de participer/coordonner plusieurs projets de recherche (projet européen Horizon 2020, projets ANR, projets industrielles…). Mme Ghimbeu reçoit donc cette médaille de bronze du CNRS pour l’ensemble de ses travaux de recherche et d'encadrement qui s'illustrent par une soixantaine de publications dans des journaux à fort impact scientifique (Nature Materials, Advanced Energy Materials, Green Chemistry, Carbon, Nanoscale…) et sa participation à une centaine de communications internationales et nationales.

Retrouvez les lauréats 2017 de la médaille de bronze du CNRS.